Peinture murale de Dominique Larrivaz représentant un chien allongé et souriant, visible rue des Frigos, à Paris 13

Les fantômes de Baskerville

Ils sont revenus. Ou plutôt, ils se sont rapprochés. Je savais qu'il me serait impossible de les semer vraiment mais depuis le temps qu'ils ne se manifestaient plus, j'en étais presque arrivé à ne plus y penser. Et je me satisfaisais discrètement d'avoir réussi à mettre une distance confortable entre mes nuits et leurs cris. Et puis, ces derniers jours, des ombres furtives se sont remises à danser.

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7 mai 2017, 20h00, il ne s'est rien passé

Le ciel était chargé de lourds nuages indécis hésitant entre la bruine et la drache. La capitale semblait plongée dans une ouate étanche. Les rares bateaux qui sillonnaient la Seine le faisaient au ralenti et généraient d'inoffensives vaguelettes qui ne dérangeaient pas le recueillement plaintif des berges désertées. D'habitude si espiègle autour du Pont des Arts, le vent lui-même retenait son souffle. Le pays, le monde, l'ensemble de l'univers connu et bien au-delà, jusque dans les immensités inexplorables des confins infinis, là où l'espace et le temps ne forment qu'une seule et même trame indicible, partout l'attente était pesante : à quand un nouvel article sur « Le Cynozophrène Mural » ?

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La poix des mots

L'élection de dimanche — outre son involontaire côté burlesque — va remettre sur le devant de la scène politique le mot totalitarisme. Que l'on peut aussi bien appliquer aux idéaux bruns de Marine Le Pen qu'aux fantasmes sur l'emprunt d'Emmanuel Macron.
Mais avant de me lancer, sans parachute et sans élastique, dans le vide conceptuel d'une argumentation proprement personnelle sur les potentielles conséquences de ces deux totalitarismes, je tiens à (re)dire quelques mots aux faibles d'esprit qui reprennent à leur compte les clichés et les contre-vérités concernant l'abstention.

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Business über alles ou la naissance de l'Homme de Gno-Macron

Qu'est-ce que tu veux que je te raconte ? C'est la même histoire qu'il y a quinze ans et elle se terminera pareille. Une parodie de démocratie qui jouera parfaitement son rôle de diversion. Avec cependant un petit mojo supplémentaire dont j'avais commencé à t'entretenir il ya déjà quelque temps (t'as vu ? moi aussi je peux jouer au prophète… c'est tellement facile !).

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Le grand vent saoûl et mat qui bruisse sous le tapis de lianes

Les deux facettes du vent. D'abord, le souffle. Comme celui, délicat, propulsé par une bouche amoureuse qui effleure — à lèvres de velours — la peau fragile d'un cou. Puis le terrifiant tonnerre qui transforme bouche et cou en étal de boucherie un jour de grande promotion sur le steack haché grand cru. Entre les deux, la différence n'est qu'une question de puissance et de rayon d'action.

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Cinq "pinte à tonic"

Résumer sa vie en cinq chansons. Voilà l'argument le plus léger et peut-être le plus stupide à jamais avoir été utilisé comme support d'article pour ce blog. Ce qui est certainement faux mais qui ira vérifier, compter, classer et ordonner les articles les plus légers et/ou les plus stupides parmis toux ceux déjà publiés ?
Si l'exercice t'amuses et que tu souhaites y ajouter ta liste, n'hésite pas à le faire dans les commentaires.
Les liens proposés mènent vers des vidéos YouTube.

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