Peinture murale de Dominique Larrivaz représentant un chien allongé et souriant, visible rue des Frigos, à Paris 13

Conversations

Cette fois, pas un mot. Enfin… pas beaucoup. Une demi-centaine tout au plus. Et puis une douzaine de photos. Pour tenter de capter des phrases en suspens. Des silences. Des fous-rires. Des bouderies. Des conversations.

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Piller, torpiller, piller encore

Hier soir, en ressortant d'une conférence fort justement nommée « La littérature au service du webmarketing », j'ai failli prendre la décision d'arrêter d'écrire. Évidemment, tu peux te demander ce que je suis allé faire dans une telle conférence, eu égard à mes liens plus que distants avec le marketing à côté desquels les relations entre la presse d'investigation et le présent gouvernement ressemblent à une grande histoire d'amour !

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Génération « ON/OFF »

Il y a eu la « génération Mai 68 » : propre sur elle et auto-satisfaite. Ne pas être allée plus loin que la simple rébellion estudiantine lui a permis de rapidement récupérer les places laissées vacantes par ses aînés afin de se conduire à peine moins brutalement que ses parents contre lesquels elle lança plus de slogans que de pavés.

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Les fantômes de Baskerville

Ils sont revenus. Ou plutôt, ils se sont rapprochés. Je savais qu'il me serait impossible de les semer vraiment mais depuis le temps qu'ils ne se manifestaient plus, j'en étais presque arrivé à ne plus y penser. Et je me satisfaisais discrètement d'avoir réussi à mettre une distance confortable entre mes nuits et leurs cris. Et puis, ces derniers jours, des ombres furtives se sont remises à danser.

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7 mai 2017, 20h00, il ne s'est rien passé

Le ciel était chargé de lourds nuages indécis hésitant entre la bruine et la drache. La capitale semblait plongée dans une ouate étanche. Les rares bateaux qui sillonnaient la Seine le faisaient au ralenti et généraient d'inoffensives vaguelettes qui ne dérangeaient pas le recueillement plaintif des berges désertées. D'habitude si espiègle autour du Pont des Arts, le vent lui-même retenait son souffle. Le pays, le monde, l'ensemble de l'univers connu et bien au-delà, jusque dans les immensités inexplorables des confins infinis, là où l'espace et le temps ne forment qu'une seule et même trame indicible, partout l'attente était pesante : à quand un nouvel article sur « Le Cynozophrène Mural » ?

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La poix des mots

L'élection de dimanche — outre son involontaire côté burlesque — va remettre sur le devant de la scène politique le mot totalitarisme. Que l'on peut aussi bien appliquer aux idéaux bruns de Marine Le Pen qu'aux fantasmes sur l'emprunt d'Emmanuel Macron.
Mais avant de me lancer, sans parachute et sans élastique, dans le vide conceptuel d'une argumentation proprement personnelle sur les potentielles conséquences de ces deux totalitarismes, je tiens à (re)dire quelques mots aux faibles d'esprit qui reprennent à leur compte les clichés et les contre-vérités concernant l'abstention.

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