Ancienne maison « Le Loup & Le Chien »


Contre la culture et pour l'intelligence

Après le précédent article, en voici un nouveau en réaction à un article lui aussi plutôt bien foutu mais qui n'évite pourtant pas les pièges habituels de la rhétorique consensuelle. En réaction, donc, plutôt qu'en action. Et c'est bien là que se trouve la majeure partie de notre responsabilité dans la tenue du monde : réagir plutôt qu'agir.

L'article en question : Une politique contre le terrorisme.

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L'écueil du cueilleur

En guise de mauvaise réponse à ce très bon article qui analyse les conditions nouvelles et les nouveaux enjeux de la multi-compétence professionnelle.

Pour résumer grossièrement : l'auteure estime que les paradigmes professionnels actuels qui permettent à la génération Y de ne plus être seulement et simplement « boulangère » ou « professeure » mais d'être à la fois « coiffeuse pour chiens / vilaine tradeuse » ou encore « chirurgienne dentiste pour canines / agrégée de littérature moldave / développeuse d'applications obsolètes pour développement durable » (les fameux /slashers, ces énoncés professionnels séparés par cette non moins fameuse barre oblique) pourraient nous ramèner vers l'inventivité vitale des chasseurs / cueilleurs ancestraux.
Parmi des /slashers que tu pourrais connaître — et qui sont peut-être moins préhistoriques qu'ils ne paraissent : moi-même (intégrateur web / écrivain) ou The Inspector Clouzo (rockers / fermiers).

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Qu'elle est belle, la Seine, quand elle sort de son lit

Paris vient de vivre une crue exceptionnelle mais pas suffisante pour mettre la ville dans un embarras durable. Ce n'est peut-être qu'un simple avertissement. Les rivières sont immémoriales. Le temps ne leur est ni un critère ni une mesure. La Seine s'écoulait déjà qu'aucun homo sapiens digne de ce nom n'était encore descendu de son arbre. Le temps lui-même n'a commencé à s'écouler qu'à partir du moment où le premier homo sapiens à être descendu de son arbre a tenté d'évaluer le plus court chemin entre un retour aux branches et les mâchoires du prédateur qui le fixait ironiquement de ses yeux jaunes et félins.

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Qu'homme il se doit (d'honneur)... # 4

J'ai toujours pensé que j'avais là un filon en détaillant dans cette série les crétineries de mes contemporains à qui je rajoute trois syllabes finales pour le cas où des enfants seraient amenés à lire ce blog. Toutefois, je n'ai jamais voulu exploiter outrancièrement ce filon. Par peur d'y rester enfermé. Ils sont si nombreux ! Et si temporains !

Cela dit, de temps à autre, il faut pouvoir se soulager autrement qu'en incendiant un véhicule de la police (qui est un bien public, par définition) surtout lorsque des personnes — même en uniforme — se trouvent encore à l'intérieur.

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Esprits, êtes-vous là ?

J'ai décidé de ne pas m'énerver et de rester gentiment poli. Aussi je ne dirais rien à propos de certaines déclarations et certaines initiatives de mes très chers (financièrement parlant) compatriotes libéraux-conservateurs amnésiques et/ou apeurés qui mériteraient pourtant quelques brouettées d'heures de travaux d'intérêt général (histoire, pour une fois, de servir la collectivité plutôt que de s'en servir) ne serait-ce parce qu'ils s'apprêtent à réélire triomphalement le type qui a appris à tant de bandits comment confondre caisse publique et argent de poche. Passons. Et parlons musique.

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#NuitDebout ne nuit pas à la santé

Je n'arrive pas à me passionner pour. Je m'y intéresse, bien sûr, mais je regarde tout ça de loin. Comme si cela ne me concernait pas vraiment. Alors que. J'ai tellement écrit sur le sujet. J'en ai tellement parlé. Je l'ai tellement attendu. Peut-être que ça arrive trop tard. Trop tard pour moi. Ce qui confirmerait que j'ai toujours un aussi grand talent pour me tromper systématiquement de génération quant à mes choix musicaux, culturels ou politiques. À moins que cela ne signifie, plus simplement, que j'ai déjà passé trop de nuits debout.

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