Ancienne maison « Le Loup & Le Chien »


Burki ni-oui, burki ni-non

Plusieurs faits sont venus (malheureusement) étayer ce que je te disais l'autre jour à propos de la mise à mort de la laïcité (cf le précédent article). Passons rapidement sur le voyage effectué officiellement (et discrètement — ne gâchons pas les JO) par le président d'une république laïque chez un haut dignitaire religieux inquiet pour ses VRP : je n'ai pas eu le temps de renouveler mes insultes et une telle trahison mérite d'autres épithètes que ceux employés habituellement. Le fait réellement marquant de cette mise à mort en passe d'être réussie est cette hallucinante affaire de « burkini »

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De profundis la laïcité

Quand les historiens se pencheront sur les attentats commis en France ces derniers mois ils s'apercevront que le plus important d'entre eux, celui qui a le plus œuvré pour un changement radical de société, est celui de Saint-Étienne-du-Rouvray. Car en tuant un homme, les djihadistes n'ont pas seulement tué un prêtre : ils ont enclenché la mise à mort de la laïcité. Mise à mort validée — non sans un certain plaisir pervers — par les imams, les évêques, la classe politique et le gouvernement socialiste. Joli coup.

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Coroborer : naissance de la coroboration

Ce titre ne comporte aucune faute mais deux néologismes. Car il est temps de se rendre à l'évidence. Et de s'y rendre à pied, à cheval ou en vaisseau spatial. Ce que, dans un article récent, j'ai appelé monolithe et qui représentait le quatrième âge de l'humanité, sera l'âge de la roboïsation des usages. Ce n'est pas que les « robots » vont prendre je ne sais quel pouvoir. Plus simplement, ce sera une période au cours de laquelle toute action ou réflexion d'origine humaine — qu'elle soit consciente ou inconsciente — sera assistée, accompagnée, corrigée, améliorée, validée puis exécutée par un robot. Une façon de corroborer (cette fois sans faute) la puissance intellectuelle humaine en subvenant à sa faible temporalité.

Encore une réaction à un très bel article.

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Contre la culture et pour l'intelligence

Après le précédent article, en voici un nouveau en réaction à un article lui aussi plutôt bien foutu mais qui n'évite pourtant pas les pièges habituels de la rhétorique consensuelle. En réaction, donc, plutôt qu'en action. Et c'est bien là que se trouve la majeure partie de notre responsabilité dans la tenue du monde : réagir plutôt qu'agir.

L'article en question : Une politique contre le terrorisme.

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L'écueil du cueilleur

En guise de mauvaise réponse à ce très bon article qui analyse les conditions nouvelles et les nouveaux enjeux de la multi-compétence professionnelle.

Pour résumer grossièrement : l'auteure estime que les paradigmes professionnels actuels qui permettent à la génération Y de ne plus être seulement et simplement « boulangère » ou « professeure » mais d'être à la fois « coiffeuse pour chiens / vilaine tradeuse » ou encore « chirurgienne dentiste pour canines / agrégée de littérature moldave / développeuse d'applications obsolètes pour développement durable » (les fameux /slashers, ces énoncés professionnels séparés par cette non moins fameuse barre oblique) pourraient nous ramèner vers l'inventivité vitale des chasseurs / cueilleurs ancestraux.
Parmi des /slashers que tu pourrais connaître — et qui sont peut-être moins préhistoriques qu'ils ne paraissent : moi-même (intégrateur web / écrivain) ou The Inspector Clouzo (rockers / fermiers).

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Qu'elle est belle, la Seine, quand elle sort de son lit

Paris vient de vivre une crue exceptionnelle mais pas suffisante pour mettre la ville dans un embarras durable. Ce n'est peut-être qu'un simple avertissement. Les rivières sont immémoriales. Le temps ne leur est ni un critère ni une mesure. La Seine s'écoulait déjà qu'aucun homo sapiens digne de ce nom n'était encore descendu de son arbre. Le temps lui-même n'a commencé à s'écouler qu'à partir du moment où le premier homo sapiens à être descendu de son arbre a tenté d'évaluer le plus court chemin entre un retour aux branches et les mâchoires du prédateur qui le fixait ironiquement de ses yeux jaunes et félins.

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