Peinture murale de Dominique Larrivaz représentant un chien allongé et souriant, visible rue des Frigos, à Paris 13

Tous les articles de 2015

Un an et un jour...

Il y a un an et un jour (à un ou deux jours près) je regardais la Seine dans le boueux de ses yeux glauques. J'attendais, fébrile mais avec impatience, qu'elle me dise : C'est ton jour. Le tout dernier. Viens.

Aujourd'hui, je suis allée la remercier de m'avoir alors ignoré puis je suis allé faire un tour dans Paris. Le soleil d'automne est celui qui s'accorde le mieux à la ville. Tu le sais déjà si tu me lis depuis longtemps. Je t'en parle souvent : j'aime l'automne. Quand le soleil passe dire bonjour, il n'est ni chaud, ni plombant. Il ne toise plus personne du haut de son inatteignable azur estival. Il se met à portée et accompagne en douceur les derniers souffles légers qui font tomber à terre les feuilles retardatrices.

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La pluie

Il y a différentes sortes de pluies. Celle de ce matin, je la classe dans la catégorie « pluie stagnante ». Tu as l'impression que l'eau tombe au ralenti. Qu'elle prend tout son temps. Le temps de repérer où elle va exploser. De préférence dans mon cou. Entre mon col et mon écharpe qu'il ne sert plus à rien de resserrer. Autant se cache-coliser avec une serpillière.

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Les vases de soi sont brisés

Ne pas céder à la colère. Ne pas, de quelque manière que ce soit, donner prise à un quelconque sentiment de vengeance.
Plus facile à écrire qu'à respecter. Et c'est le type d'en face qui en pris plein la gueule. Pas grave puisque c'est un con mais ça aurait pu être quelqu'un de bien. Ça aurait pu être toi.

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L'amarre, c'est yes !

Ainsi les anglais ont appris la Marseillaise. Et les médias français de se masturber promptement sur cette étrange marque de respect et de dignité. OK. Et l'hymne russe ? Et l'hymne libanais ? Et l'hymne à la fraternité perdue ? Je n'aime pas les hymnes. Ils précèdent trop souvent le bruit des bottes.

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Une machine à remonter le temps

Revenir en arrière. De quelques jours ou de quelques années. Selon ses points de rupture personnels. Pas forcément pour tout effacer. Pour essayer autre chose. Prendre cette autre option sur laquelle on avait hésitée.
Une bête machine avec le choix dans la date et des bières dans le frigo.

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À Paris

Les grandes villes ne se construisent pas que sur leur habileté à produire du monument ou de la poésie. Elles s'enracinent toujours un peu plus profondément dans l'inconscient collectif à chaque drame majeur. Et celui de ce soir va marquer. Durablement.

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Assez d'essais

Je viens de finir un petit projet de développement web qui devrait me rapporter un peu d'euros et je suis exténué. Pas par le projet lui-même qui ne sortait pas de ce que je sais déjà faire mais par un certain amateurisme, voire un pur laxisme, de la part du donneur d'ordre quant à son propre projet... Idéal pour me rappeler (si je devais l'oublier) pourquoi je suis si asocial !
Ça c'est pour l'intro. Histoire aussi de te donner des news. En vrai, j'avais commencé cet article avant la coupe du monde de rugby en me disant que l'équipe de France allait se faire massacrer par celle d'Australie. Je ne suis pas tombé très loin ! D'où le jeu de mots du titre puisque l'article parle de mon premier concert. En 1979. Au Pavillon de Paris.

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Fluctuat Nec Fermeture

Non, ce blog (non plus) n'est pas fermé. Mais on n'a qu'une vie de vingt quatre heures chacune !  :)
En marge. Histoire de prendre le large et que se décharge la barge et son trop-plein de barges qui commencent à sérieusement me taper sur les nerfs. Une histoire incomplète qui fera partie d'un futur recueil genre "polar noir". Ou gris foncé. Ou blanc nuit. Va savoir. Sortie prévue courant 2016, puisqu'auparavant la librairie accueillera au moins trois ouvrages en cours d'écriture dont un sera en ligne — normalement — à la fin du mois.

Assied-toi et frissonne. Ou marre-toi.

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4 septembre : « Terre, terre ! »

Après de longs mois de navigation solitaire sur les océans inhospitaliers des procédures informatiques, voici qu'à babord est apparue ce matin à 00h05 exactement (soit quatre minutes de retard sur le planning de base) une terre encore vierge. Sable blanc, bois d'ébène, un peu de verdure. De quoi s'y étendre et attendre d'éventuels visiteurs.

Ce n'est pas (encore) une île paradisiaque mais le rhum y est — provisoirement — servi gratuitement et dans un grand verre. Profitez-en !

Carte de l'île au trésor : Librairie « Le Loup & Le Chien ».

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4 septembre

It was the third of september… Bon, OK, dans cette énormissime chanson il s'agit du trois septembre mais compte tenu du décalage horaire, on peut supposer que si ce n'est que le trois à New-York, c'est déjà le quatre à Paris. S'il-te-plaît, ne m'embête pas avec tes considérations arithmétiques auxquelles de toute façon je n'ai jamais rien compris et note ce qui suit.

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Écrire #10

Le type s'est assis à six mètres de moi. Il a posé son gobelet en plastique transparent qui contenait un liquide sirupeux aux étranges dégradés de rouge comme si les fruits composant sa mixture s'étaient offert une partouze règlementaire. Puis il a sorti un stylo de son sac, puis un cahier à spirale. Il a approché la pointe du stylo de la feuille, puis l'en a brusquement retirée. L'a remise. Puis retirée. A plissé les yeux au ciel. A semblé trouvé une idée. Qui a semblé s'échapper sitôt que le stylo a voulu la coucher sur la feuille. J'ai souri, compatissant. Je me suis levé et suis parti avec l'idée.

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