Peinture murale de Dominique Larrivaz représentant un chien allongé et souriant, visible rue des Frigos, à Paris 13
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... et pourquoi j'y suis allé ce jour

Les résultats du premier tour étant plus serrés que je ne l'imaginais, il existe une probabilité que le sortant et sa clique d'enragés soient réélus.

Renseignements pris, les travaux entre Paris et Dijon qui ont occasionné l'aléa ferroviaire d'il y a quinze jours, sont terminés.
Cette fois, je n'aurais même pas l'excuse d'un manque de train (bien que toujours en manque d'entrain...).


Autant le dire tout de suite, j'ai autant confiance dans les capacités de François Hollande que j'en avais dans celle de Raymond Domenech avant la Coupe du Monde 2010.

Mais à tout prendre, je préfère un incompétent inoffensif à un incapable dangereux.
Et contrairement à 2002, il ne s'agit pas, cette fois, de choisir entre la peste et le choléra mais entre un rhume des foins ostensiblement désagréable et la propagation sournoise de la chtouille attrapée il y 5 ans.

Dans deux heures, je serais dans le train.
Avec ce seul leit-motiv :

« Au premier tour, on choisit, au second, on élimine. »

6 commentaires

  1. #1

    Par le à

    Et tu parles de haine...

  2. #2

    Par le à

    Pas de haine, juste de la détestation. :)

  3. #3

    Par le à

    Je comprends la détestation, ça fait un moment que je lis tes articles et je sais à peu près où tu te situes, quelles sont tes valeurs etc. Je comprends moins les injures dont tu uses.

    Personnellement c’est le clan de gauche que je déteste : Aubry, Fabius, Moscovici… Finalement c’est Hollande qui trouve le plus de grâce à mes yeux de par sa personnalité. Par contre le programme qu’ils proposent je le trouve profondément malhonnête. Ça fait des mois qu’ils assènent les mêmes paroles magnifiques sur la liberté, l’union, la tolérance, la justice… -des valeurs auxquelles je tiens moi aussi- sans donner d’explications claires sur leur programme. J’attends donc de voir ce que ça va donner lorsqu’ils seront confrontés aux réalités et aux chiffres –ce sont malheureusement les chiffres qui déterminent le plus souvent les rapports de force-. Je suis stupéfaite par le déni qu’il y a autour de la situation économique, politique et sociale de l’Europe, du déni face à un état providence à bout de souffle ! Nous avons un système de protection fabuleux, indispensable mais exsangue. C’est une folie de croire qu’on peut continuer à en bénéficier comme si de rien, alors que la population vieillit, qu’il y a la crise et son taux de chômage, bref que la proportion de personnes qui travaillent et alimentent les caisses diminue… ça fait des années qu’on entretien l’état providence en s’endettant....

    J’entendais à la radio un homme qui disait qu’il avait hâte que des profs soient embauchés pour le bien de ses enfants ; hypothéquer leur avenir ne semble pas lui poser de problème par contre… Et la croissance, ils comptent la relancer comment à gauche ? Avec l’innovation ? ça ne va pas se faire d’un claquement de doigts. D’après les pays qui ont menée une politique de redressement comme le Canada et la Suède –par exemple- Un quart de l’effort doit porter sur les impôts des ménages, les trois autres quarts sur la réduction du déficit… là-dessus, la gauche part très mal. Avec un peu de chance Hollande fera comme tout « bon » politique qui se respecte : Il ne tiendra pas ses promesses !!!!!

    Ce n'est pas que je le veuille. Je suis désabusée, ça doit être ça...

    L’entreprise qui m’emploie travaille principalement pour l’état. Le gérant se demande maintenant que vont devenir les budgets qui sont alloués chaque année pour les travaux qu’il réalise ? Vont-ils être déplacés et servir à payer des fonctionnaires ?!!! Mon voisin maghrébin a voté Sarko, il bosse dans l’insertion et s’occupe de jeunes qu’il tente d’intégrer dans le monde du travail. Il vient d’acheter un petit appart afin de placer de l’argent pour sa retraite. Son sentiment ? Aujourd’hui le travail n’a plus aucune valeur aux yeux des gens qui ne voient pas si tu bosses dur ou pas, ils voient seulement ce que tu gagnes et ce que tu en fais ! Gare à toi si tu en mets de côté, dit-il, Hollande va maintenant s'en occuper !

    Nous vivons actuellement dans un climat délétère. Je n'avais jamais vu ça à ce point. Il faut des boucs émissaires : la faute des immigrés et des assistés à droite ? la faute des riches et des patrons qui s'en mettent plein les poches à gauche ? Oscar décerné à Mélanchon pour la haine des riches et des patrons (faites-leur les poches). Oscar décerné à Marine Le Pen pour la haine des immigrés. Les généralités n’ont pas de parti. Les clivages je les vois aussi à gauche. L'Europe ploie sous la crise, la France ploie par Sarkozy, nuance !!!

    J’ai déjà dit ce que j’en pensais de celui-là. Sarko. Ce petit personnage nerveux et colérique. Malgré le courage de certaines réformes, il s’est beaucoup trop souvent planté : dans sa façon d’agir, dans les mots qu’il utilise, dans la façon de mettre en application ses décisions, etc. Exemple : Sa fête du « vrai » travail ! Non mais quel ab**** ; on aurait cru un discours de débutant, exprimé à chaud ! Je suis favorable à ce que l’on essaye de redonner un sens à la notion travail -qui se perd face à la notion de loisir- mais pas comme il l’a fait !

    Et puis il y a Marine, cette salope -bin oui !- Quand on entend qu'on préfère faire passer la gauche pour provoquer l'éclatement de la droite et prtendre leur place... Où est l'intérêt général ??? Et ça magouille sec, là, en ce moment, tandis que l'UMP se" divise aux portes des législatives et que la gauche se demande déjà comment ils vont faire... écoeurtant !(Soit dit en passant sur 100 % des inscrits, Hollande n’a rassemblé qu’environ 39 % des votants, quand on sait qu'il y a un grand nombre d’individus qui a voté CONTRE Sarko, et non pas POUR Flamby, cela laisse songeur…)

    Comme tu peux le voir, je ne vois pas tout à fait les choses comme toi. Un euphémisme ?! Je le sais et ça ne m’a jamais posé de problème car il y a une logique là-dedans compte tenu que nous n'avons pas la même personnalité, ni la même éducation (pour ce qu'elle vaut) et surtout le même parcours. Et je le respecte. Mais voilà…

  4. #4

    Par le à

    D'abord, bravo et merci de détailler autant le fond de ta pensée, c'est rare et précieux. :)

    Je fais donc partie des gens qui ont voté CONTRE Sarkozy (et sa clique de fachos - Morano, Ciotti, Luca, Besson, Buisson, Hortefeux, Guéant, Mariani... et j'en oublie).
    Si un kangourou neurasthénique s'était présenté, j'aurais voté pour le kangourou ! :D

    Au-delà de ça, il parait évident que cette élection ne représente qu'un soulagement pas un espoir (comme en 1981).

    J'étais à la Bastille hier soir, et c'est vraiment ce qui ressortait des discussions que j'ai pu avoir avec les gens qui se trouvaient là : l'avenir on verra bien mais OUF !!! Sarko, c'est fini.

    Un peu comme une rage de dents : tu es juste soulagé qu'un dentiste y mette fin tout en ayant conscience de n'être pas guéri (et sans avoir parfois conscience de l'étendue de la carie qui a provoqué la rage).

    Hollande, c'est juste l'assistant du dentiste qui t'a fait la piqûre anti-douleur : la carie est encore là mais tu peux manger, sortir, sourire, reprendre une vie... normale ! :)

    Quand aux injures vis-à-vis de Sarkozy (d'abord, il les mérite largement :D), elles ne se justifient (de mon point de vue) que parce que toute son idéologie était elle-même une insulte à l'histoire de France et au vivre ensemble qui est à la base de la société française, aussi imparfaite soit-elle.

    Pour ce qui concerne l'argent, il s'agit surtout de l'argent indûment perçu.
    On ne me fera jamais avaler que des rémunérations de plusieurs millions d'euros sont jusifiées voire justifiables.
    (OK, reste à définir le chiffre en-deça duquel une rémunération est décente...)
    Même sans rentrer dans un anti-libéralisme primaire, c'est un non-sens économique, ce flux d'argent qui vit presque en autarcie, hors du monde, qui n'est jamais investi mais seulement placé dans de mauvaises actions spéculatives (double pléonasme).
    Alors dans ce cas oui : confiscation totale, purement et simplement !

    Après, la mondialisation et l'émergence de nouvelles puissances économiques font que les chefs d'état et/ou leur gouvernement sont loin d'avoir la main sur tous les leviers.

    Donc, on verra bien, mais OUF !!! Sarko, c'est fini !! :D

  5. #5

    Par le à

    La dernière fois qu'on m'a remercié d'avoir exprimé le fond de ma pensée, c'est passé assez vite du "précieux" à "l'indésirable" ! Mais je te remercie…

    Il n’aurait pas fallu que dimanche dernier, sur la place de la concorde, quelqu’un s’amuse à crier « Vive Sarko »… Tu imagines, il se serait fait lyncher ! ^_^

    Les valeurs de la droite, à savoir, globalement : mérite, travail, ordre, sécurité, tradition, loyauté, liberté.. n’ont, selon moi, rien de condamnable en soi. On y adhère ou pas… mais de là à voir une injure à l’histoire ??? Il faut voir surtout ce que les hommes en font. Prend le cas du communisme. L’idée de départ, le principe, est magnifique… et puis ça a donné quoi ? La formation de pays totalitaires. L’occasion pour une poignée d’hommes d’exercer leur dictature… Et les religions ? –dont la plus part prônent l’amour et la tolérance- : une arme de destruction massive !!! Il faut croire que l’être humain a de bonnes idées, c’est la mise en pratique qui merde. ^_^

    Je viens d’acheter « Pour être socialiste » 3ème volume de l’Oeuvre de Léon Blum, écrit au lendemain de la révolution russe et de la Grande Guerre. Je crains que beaucoup de choses aient changé aujourd’hui et que le socialisme ait montré ses limites, et aussi ses dérives. Personnellement, je me dis qu’il y a des valeurs à gauche et à droite qui ne sont pas antinomiques et lorsqu’on rompt le lien qu’il peut y avoir entre les deux, c’est qu’on est tombé dans l’extrême !

    Mais je veux bien que tu m’expliques ton point de vue, et le pourquoi d’une injure à l’histoire !

  6. #6

    Par le à

    L'injure à l'histoire, elle est dans la négation de la diversité : il n'y a pas, il n'y a jamais eu de "français de souche", ayant pour seule origine une volonté divine en forme de croix plutôt que de croissant, d'étoile ou de soleil...

    Nous sommes un peuple fourre-tout parce que notre territoire, à l'époque des grandes migrations, avant la découverte de l'Amérique, était "la fin de la terre" (le Finistère porte bien son nom).
    Donc tout le monde se retrouvait là, entre mer et montagne, tantôt à se taper sur la gueule, tantôt à s'accoupler.

    La France c'est un monde en miniature : souvent le même bordel, parfois le même génie.

    Le résultat le plus spectaculaire de ce brassage unique se retrouve dans ce qui fait (encore) la renommée française à travers le monde : la littérature et la cuisine.

    Ce n'est pas un hasard si Sarkozy n'aime ni l'une ni l'autre. :)

    Pour le reste, une seule idéologie, si humaine soit-elle, ne pourra jamais convenir à tous.

    Une société "bien comprise" devrait être à l'image de ce que nous sommes en tant que citoyen ou simplement qu'être humain : certaines de nos actions sont fondées sur des valeurs de progrès (la solidarité, la technologie), d'autres sont mues par le conservatisme (manger, s'abriter).

    Tout en sachant que le progrès d'aujourd'hui sera le conservatisme de demain ! :)

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