Peinture murale de Dominique Larrivaz représentant un chien allongé et souriant, visible rue des Frigos, à Paris 13
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Le sol : étude et isolation

Le printemps étant, semble-t'il, enfin arrivé jusqu'à la Capitale, je profite de cette douce soirée pour mettre un peu d'ordre dans mes textes.
Installé sur un banc, face au Parc de Bercy, sous la lunière peu violente d'un réverbère discret, j'ai deux heures trente devant moi avant que la batterie du PC ne me souhaite une bonne nuit.


En relisant quelques-uns de mes brouillons, soit pour les conserver, les modifier et les rendre publiables, soit pour les éliminer sans regret, je m'aperçois que je fais de plus en plus long.
Non pas parce que j'aurais subitement plus de choses intéressantes à raconter — l'inverse serait moins inexact — mais simplement que je dispose de plus de temps pour ne pas dire grand chose.
Alors je m'étale, je digresse, je rallonge, je détaille, je précise, je buissonne, je regarde ailleurs et je me laisse entraîner par la première idée qui passe.

Moi, ça m'occupe mais je ne t'en voudrais pas d'avoir mieux à faire.  :)


Le (long) texte qui suit, comme son titre l'indique (et si tu as bien lu le titre, évidemment) va te parler de solitude et d'isolement parce qu'après tout, ce sont mes deux compagnons du moment.

Pour autant, il n'y a rien de désagréable ou de triste dans ce texte.
Juste un point de vue. Parfois précis car personnel, parfois distant car généraliste.
Et parce qu'il faut bien faire sourire mes lectrices, ce point de vue est suivi d'une petite histoire assortie au sujet et que j'aurais pu intituler :

« Les juteuses aventures de Don Couillotte du Dimanche autrement connu sous le joli surnom de Solo Spermato alias Pine-Ball Wizard (in english : Same player shoot again until the gamette is ovaire) »

Mais commence plutôt par le début...  :)


Je me suis toujours senti seul et parfois isolé puisqu'aussi bien j'ai toujours vécu seul et parfois seul à la campagne — ce qui était plus pratique puisqu'à l'époque j'étais accompagné d'un énorme bon gros chien à qui je dois sept années d'accalmie.
Un chien ne rompt ni l'isolement ni la solitude mais ces sept années « dog-matiques », c'est un peu comme si au lieu de briser un miroir et récolter sept ans de malheur, j'en avais, à l'inverse, reconstituer le puzzle. Ce chien me renvoyait pas mal de choses et agissait parfois comme un double. En même temps, s'il était vraiment mon double, alors je vais prochainement mourir d'un diabète foudroyant !  :)

Mon bon gros chien... un jour, je prendrais ses yeux et je te raconterais sa vie.

J'ai écrit campagne mais je précise que c'était le genre de contrée dans laquelle, si par une quelconque inadvertance tu te retrouvais soudain sans voiture, sans téléphone et sans connexion Internet, il ne te restait plus qu'à apprendre à parler aux corbeaux et à espérer que parmi tes nouveaux compagnons se trouvera un phénix dont le ramage, plutôt que se rapporter à son plumage, lui fera surtout porter l'alerte chez les hôtes d'un bois un tantinet plus civilisé !

Tout ça pour indiquer — nonobstant le fait que ça me fait une chouette introduction — que la solitude et l'isolement ne m'accompagne pas seulement depuis que je suis SDF : j'y suis abonné de longue date et, à ce titre, je bénéficie de tarifs préférentiels et d'un service personnalisé tout à fait correct.  :)
La situation actuelle m'offre juste l'occasion de mieux cerner et leur interaction et leur apport respectif.


Tout d'abord, je remarque que solitude et isolement sont souvent confondus.

Ce sont pourtant deux concepts différents, voire deux états opposés bien que l'un, l'isolement, peut parfois s'avérer comme une conséquence de l'autre et que l'autre, la solitude, peut tout aussi bien résulter de l'habitude de l'un.

Il faut cependant les différencier et pour ce faire, imagine l'expérience suivante.
Prend un bocal d'êtres humains normaux (non, Igor, le bocal sur l'étagère au-dessus) et jettes-en une bonne poignée en vrac dans un endroit tout aussi normal : cour de récréation, piste de danse, table de dissection...

Si, pendant quelques temps, tu vas faire un tour et que tu laisses tranquillement tout ce petit monde se rencontrer, se parler et plus si affinités, tu remarqueras, à ton retour, que certains de ces êtres humains forment des groupes plus ou moins compacts et plus ou moins nombreux tandis que d'autres se retrouvent esseulés et éparpillés ça et là.

Si, par contre, tu as attentivement observé les faits et gestes des différents individus qui ont formé ces groupes, tu as pu voir que parmi les personnes esseulées, certaines sont sorties d'elles-mêmes des groupes (ou n'en ont volontairement rejoint aucun) tandis que d'autres ont d'abord rejoint au moins un groupe avant d'en avoir été exclues sans pouvoir ensuite en rejoindre aucun autre.

Parmi ces personnes esseulées, il y a donc des personnes qui se sont volontairement exclues des groupes et d'autres qui ont été exclues par ces groupes.

Une première conclusion pourrait donc être :

« La solitude est un isolement volontaire alors que l'isolement est une solitude imposée. »

Toi aussi tu trouves que ce serait trop simple ? Et tu as bien raison.


Cette définition est trop simple non pas parce qu'elle s'éloigne de la vérité — de fait, elle est en soi parfaitement valable — mais parce qu'elle oublie la complexité intrinsèque de l'être humain et son irréfragable besoin de foutre un bordel du diable dans les théories les mieux construites !

Ce qui, à la base, différencie la solitude de l'isolement, comme nous venons de le voir, est que la solitude est une donnée interne à l'être humain. Elle va donc conditionner en partie — car en conjonction avec d'autres données internes — les rapports d'icelui avec le monde extérieur.
L'isolement, pour sa part, est une contrainte externe à ce même être humain. À ce titre, il va modifier en partie — en même temps que d'autres contraintes externes — quelques-unes de ses données internes.

La solitude est un sentiment, l'isolement est un état.

Où l'on pressent déjà comme la possibilité d'une imbrication...

La solitude est donc une donnée intrinsèque mais inéquitablement répartie, certains en ont une plus grande que d'autres...
C'est un poids que l'on traîne depuis sa naissance et — je suppose — probablement jusqu'à sa mort — mais je te confirmerai ça plus tard !
Et parce que c'est une donnée intrinsèque à la personne (comme la jalousie ou l'anxiété), il ne sera pas possible de lutter contre : on se contentera de l'apprivoiser.


« Vive, elle sature ton blues de mélodies tranchantes
« et ossature ses gammes de notes qui t'enchantent.
« Elle peut être cruelle, égoïste et méchante
« tout comme se rendre douce, attentive, attachante.


Car la solitude est aussi un rempart, un bouclier, un refuge, une amie parfois trop exclusive.

L'isolement, comme dit précédemment, est externe à l'être humain et de ce fait, ne peut être apprivoisé : il ne peut qu'être subi.
Il relève à la fois de la sanction, de l'arbitraire, de la cruauté et de l'abus de pouvoir.

L'isolement n'est jamais un ami.


« Il est le condiment qui aigrit-adoucit ta lourde solitude.
« Il est le marbre froid sur lequel ne s'écrit nulle sollicitude.
« Il est le noir indélébile qui retranscrit tes rouges hébétudes.
« Il est le Fa qui est le La de ta symphonie en sous Sol : étude.


Le problème qui se pose alors est (comme toujours) celui de l'œuf et de la poule : qui a créé l'autre ?

On peut distinguer deux cas extrêmement schématiques qui sont censés borner tous les cas intermédiaires possibles :

  1. la solitude crée l'isolement : on peut considérer qu'un individu qui abuse de son sentiment de solitude, ou chez qui ce sentiment est prioritaire dans l'exécution de ses processus internes, finit par s'isoler complètement du monde extérieur ;
  2. l'isolement crée la solitude : on peut imaginer qu'à force d'être exclu des différents groupes qu'il a tenté de rejoindre, un individu ne finisse par développer un fort sentiment de solitude et qu'il soit tenté d'en abuser....

De par mon expérience personnelle — qui se situe évidemment quelque part entre ces deux extrêmes — il importe peu, en fait, d'être seul pour avoir été trop isolé ou d'être isolé parce qu'on se sent trop seul.
Ce qui ressort, ce qui est ressenti, est que ces deux notions, solitude et isolement, sont forcément et fortement liée. L'une ne peut aller sans l'autre. Ce qui différencie alors simplement l'état d'isolement du sentiment de solitude ne tient que dans la prépondérance de l'un par rapport à l'autre sans qu'il soit possible d'en déterminer exactement les proportions.

Toujours de par mon expérience personnelle, si les conditions de l'état d'isolement peuvent créer ou amplifier le sentiment de solitude, alors le sentiment de solitude peut atténuer ou annuler les conséquences de l'état d'isolement.

La solitude comme remède à l'isolement ? C'est une forme assez vicieuse de symbiose mais ça fonctionne plutôt bien.

J'en reviens alors à mon idée de solidarité primitive (cf cet article) des premiers groupes humains, car c'est là, je crois, que se situe la naissance de la solitude.

Pour renchérir sur Jean-Jacques ROUSSEAU, disons que le premier homo-quelque-chose-de-pas-encore-tout-à-fait-sapiens qui, désignant de son bras la vaste et lointaine étendue, s'avisa de dire à l'un de ses congénères :
« va et ne reviens pas ! » (en paléolitish : grraourh uk nuruk !)
a, involontairement, créé et la condition de l'isolement et le sentiment de solitude.
Peut-être a-t'il, par la même occasion, inventé le sourcil réprobateur mais à ce jour aucun fossile n'est encore venu confirmé cette hypothèse.

Cette importante décision d'exclusion primitive était sans nul doute parfaitement motivée mais elle fût lourde de conséquences.

Elle est à l'origine, je pense, de toutes les catastrophes sociales qui ont suivies : concurrence entre les groupes, passage de la tribu à la famille — sujet d'un prochain article sur l'élevage collectif des enfants — institution de la propriété, filiation et héritage des biens et des positions sociales, asservissement, guerre, journal télévisé, etc...


Comme pour toute interaction humaine, les mêmes causes ne produisent pas obligatoirement les mêmes effets.

Pour ma part, je pense devoir ma solitude et mon isolement au fait d'avoir toujours vécu — et de vivre encore — avec la certitude de m'être trompé de génération.
Sans pouvoir dire, toutefois, si la précédente eût mieux convenu que la suivante...

De la génération précédente, j'aurai adoré prendre de plein fouet dans les tripes les débuts du rock anglais.

Mais c'est un grand malheur que de naître trop tard dans un pays culturellement fermé par le dirigisme militaire d'un libérateur de la 25ème heure.
Je crois que De Gaulle et son régime ont été une plaie pour ce pays : un fascisme hautain au service — ou marionnette — d'un conservatisme bouffi d'arrogance et d'argent.

Car pendant que Londres et Liverpool se tiraient la bourre à coups de fines mélodies sur des rythmiques qui résonnent encore aux 112 coins du monde, Paris massacrait de l'arabe au nom de l'ordre bourgeois, Paris étouffait sa jeunesse au nom de la morale bourgeoise, Paris défigurait Paris au nom du capitalisme bourgeois.

Cette sinistre période a révélé une France plus monarchiste que républicaine, prostrée dans la solitude et l'isolement au nom d'une grandeur passée qui pourtant ne reviendra plus.
Cette même France que l'on retrouve aujourd'hui, en 2013, dans les manifestations "anti-mariage-pour-tous"...

De la génération suivante, j'aurai juste adoré prendre part à la révolution technique et culturelle qu'est le Web.
Car même si j'ai pris le train en marche, je reste conscient de n'avoir mis qu'une demi-semelle sur le marche-pied vermoulu du dernier wagonnet.

De ma génération, que retirer de positif qui eût pu rendre jalouse celle d'avant et servir de modèle pour celle d'après ?
Quelques accords mineurs vite ensevelis sous le brouhaha majoritaire d'un quotidien aussi fade, aussi terne, aussi moche et aussi gris qu'un uniforme de général :

  • — l'arrivée de "la gauche" au pouvoir (ça n'a duré que douze mois) ;
  • — l'équipe de football de Saint-Étienne (ça n'a duré que six mois...) ;
  • — AC/DC au Pavillon de Paris avant la mort de Bon Scott (ça n'aura duré qu'une soirée).

J'aurais bien évidemment préféré m'égayer dans les deux mais à choisir, je crois que je me serais senti plus à l'aise dans la génération précédente : Music Über Alles !

« L'information n'est pas le savoir,
« le savoir n'est pas la sagesse,
« la sagesse n'est pas la beauté,
« la beauté n'est pas l'amour,
« l'amour n'est pas la musique
« et la musique c'est ce qu'il y a de mieux.

[Frank ZAPPA, Packard Goose sur l'album Joe"s Garage III, 1979]


Et puis « Sex, drugs & rock'n'roll », ça avait quand même plus d'allure que « Durex, iPhone & potatoes ». Mais là, peut-être que c'est juste le vieux con qui s'exprime !  :)

Allez, chose promise...


« Les juteuses aventures de Don Couillotte du Dimanche autrement connu sous le joli surnom de Solo Spermato alias Pine-Ball Wizard »

Je suis persuadé qu'en tant que spermatozoïde, déjà, je me suis trouvé à la bourre le jour du grand largage.
J'ai dû être le dernier à partir. Et encore, parce qu'un spasme plus violent que les autres a dû me sortir de la torpeur dans laquelle je commençais de m'abîmer, là-bas, dans les extrêmes confins du testicule gauche — forcément gauche — de mon géniteur.
Peut-être, d'ailleurs, n'étais-je qu'un résidu perdu de la précédente vague ?

Toujours est-il que j'ai dû me fader le chemin tout seul et me repérer sans aide dans le dédale réticulaire si compliqué pour une gonade somme toute si ordinaire.
J'aurai au moins échappé aux comportements barbares de tout troupeau en déplacement rapide : hurlements, rires gras, blagues à la con, épandage de déchets variés, etc...

J'ai donc pris mon temps et me suis gentiment promené comme je le fais, aujourd'hui encore, dans les rues de Paris.
Paris qui peut être considérée comme l'une des couilles du monde moderne. Une autre étant New-York, je te laisse le soin de situer le trou-du-cul-du-monde...  :)

Enfin arrivé, fatigué, usé, harassé, au bout de ce long et tortueux chemin, il m'aura tout de même fallu m'extraire de cette bite en train de recouvrer sa flacidité coutumière.
J'imagine — car je ne me vois pas sauter dans le vide au hasard — avoir été emporté par le jet d'urine consécutif à toute éjaculation et qui agit comme un programme auto-nettoyant.
J'imagine, à l'instar des premières gouttes, avoir loupé le cœur de cible et avoir atterri sur le bord de la cuvette où j'ai dû tourner quelques heures sur un émail glissant, en faisant bien gaffe de ne tomber ni d'un côté ni de l'autre.

D'un côté, la menace d'un néant humide et dégueulasse.
De l'autre, le risque d'une plongée fatale vers un sol aux carreaux ébréchés sur lesquels des myriades d'acariens coprophages m'auraient déchiqueté, ingéré puis vomi dans une échancrure oubliée derrière la faïence au rabais, hâtivement posée par des ouvriers alcooliques aux ongles noircis par le cambouis et le mauvais tabac...  :)


« I'm a poor lonesome
« solo sperm'atome...
« and a long way from home
« so far away from homme !


Peut-être ai-je tenu quelques jours — quelle est la durée moyenne de survie d'un spermatozoïde hors de tout génitoire ? — avant qu'un vagin imprudent ne vienne s'asseoir sur cet enfer et que je décide — ou plutôt que mon atavisme de gamette solitaire ne décide, par l'odeur alléché — d'y trouver un refuge...

Je suppose que ça n'a pu se passer que comme ça... Ce qui expliquerait pas mal de choses.
La solitude, la claustrophobie, la peur du vide, l'angoisse de la foule, l'appréhension des voyages, la procrastination, l'attirance pour le corps des filles, la solitude et l'isolement...


« Je voudrais qu'une camisole
« ou bien qu'une parka m'isole
« d'un monde dont le fracas m'isole
« des larmes qu'une webcam isole


Et parce qu'il est l'un des plus beaux conteurs de solitudes, le mot de la fin pour Hubert-Félix Thiéfaine :

« Les femmes-oiseaux perdues dans leurs sombres dimanches
« ont sorti leur précieux colliers de souris blanches
« et dansent la sarabande frivole des courtisanes
« à la mémoire d'amants noyés dans leurs arcanes
« Odeurs de mandarine et rafales de canelle
« mélodies cristallines et vapeurs d'arc-en-ciel
« là-bas sous un tilleul à l'ombre d'une fontaine
« notre dame de la nuit distribue l'oxygène
« et le septième cercle de la béatitude
« te révèle les fastes de la solitude
Les Fastes De La Solitude (2001), sur l'album Défloration 13.

Le printemps à Paris dans le Parc de Bercy
Le printemps à Paris ! Invitation à prendre un vert dans le Parc de Bercy.
(photo de l'auteur - 14 avril 2013)

5 commentaires

  1. #1

    Par le à

    1, 2, 3… 1, 2, 3…

  2. #2

    Par le à

    Tu as perdu des doigts? :)

  3. #3

    Par le à

    Oh… ça fonctionne !

    C’était un essai, vu le nombre de fois où j’ai pris du temps pour écrire un commentaire qui n’a pas voulu s’afficher… Je n’avais pas vu.

    Il y a beaucup à dire sur la solitude et d’isolement…

  4. #4

    Par le à

    Pour avoir si souvent dormi
    Avec ma solitude
    Je m’en suis fait presqu’une amie
    Une douce habitude
    Ell’ ne me quitte pas d’un pas
    Fidèle comme une ombre
    Elle m’a suivi ça et là
    Aux quatre coins du monde

    Non, je ne suis jamais seul
    Avec ma solitude

    Quand elle est au creux de mon lit
    Elle prend toute la place
    Et nous passons de longues nuits
    Tous les deux face à face
    Je ne sais vraiment pas jusqu’où
    Ira cette complice
    Faudra-t-il que j’y prenne goût
    Ou que je réagisse?

    Non, je ne suis jamais seul
    Avec ma solitude

    Par elle, j’ai autant appris
    Que j’ai versé de larmes
    Si parfois je la répudie
    Jamais elle ne désarme
    Et si je préfère l’amour
    D’une autre courtisane
    Elle sera à mon dernier jour
    Ma dernière compagne

    Non, je ne suis jamais seul
    Avec ma solitude
    Non, je ne suis jamais seul
    Avec ma solitude

    G Moustaki

  5. #5

    Par le à

    Comme quoi, les coïncidences…

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