Peinture murale de Dominique Larrivaz représentant un chien allongé et souriant, visible rue des Frigos, à Paris 13
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Ne Jamais... #005

Ne jamais...

... remplacer l'azur indigo de l'horizon maya, ardoise au reflet minéral d'outre-mer pastel, par des aciers charrons capables de Klein d'yeux persans, comme autant de lapis-lazulis détrempées de guèdes électriques, au risque de voir déborder, parmi les sauges opalines et les mousses militaires qu'une pomme-pistache s'évertue à mettre à l'amande, un trop-plein de sinoples turquoises sur des vessies engazonnées d'impériales malachites, pour lesquelles des perroquets kakis fêtent un printemps viride en vidant des bouteilles d'épinards aux pieds de grands sapins givrés, alors que — blé d'ambre entre paille et sable — le blond chromé de l'aurore sur la terre vénitienne souffre d'un or fauve et que les chairs mauves des saumons, s'en retournant, confuses, en leur incarnate coquille de garance cramoisie, offrent au cinabre de Mars le feu capucine du sang vermeil d'un écrevisse anglais et, transformant, en son chaudron de chocolat sépia, les ombres mordorées des citrouilles basanées en puces vanillées qui s'ébrouent au café, grippent l'anthracite au cœur des perles d'étain que les tourterelles de plomb échangent contre de l'argent aux bistres souris mastiquant les tourdilles, au prétexte d'y voir un bonbon zizolin, acidulé de prunes pourpres, fondre comme une neige lunaire dans la brume arc-en-ciel...

Ne jamais faire ça !


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