Peinture murale de Dominique Larrivaz représentant un chien allongé et souriant, visible rue des Frigos, à Paris 13
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Réponse à Mr. Thierry Crouzet, écrivain et (malgré lui ?) VRP Apple

Suite à cet article de Mr. Crouzet sur Rue89.
Bien, tout est déjà dans le titre.

Pour détailler. Texte envoyé à Rue89.


Je ne conteste pas la qualité d'écrivain de Mr Crouzet avec lequel je suis totalement en accord sur la multiplicité des supports de lecture, ce qui était déjà un peu le cas avant l'apparition des écrans numériques : livres en différents formats et proposant différentes largeurs de page et donc différents rythmes de lecture ; bandes dessinées ; affiches ; écrans de télévision ou de cinéma (notamment pour les sous-titres) ; feuillets manuscrits ; etc.
Les professionnels de la typographie et du graphisme avait justement pour rôle de rendre tous ces formats lisibles. À l'écrivain (au rédacteur) de les rendre intéressants…

Note avant de poursuivre : il n'y a aucun sexisme dans le fait d'écrire auteur et rédacteur plutôt qu'auteure et rédactrice. Juste une mauvaise habitude.

Cela dit.

Je suis moi-même écrivain en ligne sur un blog dont je ne donne pas l'adresse, je ne suis pas là pour me faire de la publicité d'autant que je n'ai (encore) rien à vendre, tous mes textes sont en libre accès.
Et en tant qu'écrivain, je suis particulièrement sensible à la qualité des outils numériques que j'utilise. Et je n'utilise de ce fait rien de chez Apple. Qualité ne veut pas seulement dire fonctionnalités. Surtout lorsque ces fonctionnalités sont figées et uniquement modifiables par l'éditeur du logiciel que vous fûssiez vous-même codeur ou non.

C'est pourquoi, écrivain libre, je n'utilise que des logiciels libres sur des systèmes d'exploitation également libres. Certes, je n'ai pas le "confort" apporté par le logiciel dont Mr Crouzet fait l'article. J'organise moi-même mes dossiers, mes fichiers, mes temps d'écriture, mes publications, mes sauvegardes, etc. Avec les risques que ça comporte (perte, vol — ça m'est arrivé récemment —, mauvais classement) mais c'est totalement assumé et cela fait partie (au moins pour moi) de mon travail d'écrivain numérique.

Je suis également d'accord avec Mr Crouzet quant à l'influence du support sur la rédaction. C'est totalement évident lorsqu'on écrit. Raison de plus pour (tenter de) contrôler le ou les supports qu'on utilise. Or, les outils Apple sont des prisons dorées. Et leur pérennité n'est en rien assurée. Sans compter que pour utiliser des logiciels qui ne fonctionne que sur des ordinateurs Apple, il faut posséder (ou avoir accès à) un ordinateur Apple. Ce qui n'est pas un mince budget !

Dernière chose concernant l'utilisation de MarkDown. Et pardon pour la "technicité simplifiée" de ce qui suit et qui sera trop simple pour les uns et pas assez pour les autres…
Il est impossible en Markdown pur d'utiliser la typographie française et ses fameux espaces insécables. Il faut, pour compléter MarkDown, ajouter à son texte, les codes HTML qui vont bien. Même si un logiciel vous les propose, en arrière-plan, il fait la même chose : il ajoute du HTML au Markdown qui, à la base, est censé ne pas embêter le rédacteur (anglophone) avec le HTML !
Pour écrire de la documentation en anglais, effectivement, le Markdown est très bien puisqu'il est fait pour ça. Pour de la littérature, qui plus est francophile, le HTML (voire le LaTeX pour les plus courageux) est incontournable. Et c'est bien la raison pour laquelle le format ePub (format de publication libre pour les livres électroniques) est basé sur du HTML.

Ce texte a été rédigé en HTML5 sur une plateforme de blog libre, en l'occurence PluXml , mais il en existe d'autres, plateforme installée localement sur un sytème Debian GNU/Linux.
Je ne cite pas la marque de mon ordinateur portable (qui n'est pas libre) mais il est d'occasion, il a six ans et m'a coûté 169 euros. Et n'a rien à envier (côté fonctionnalités) à des ordinateurs plus récents et plus coûteux.


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