Peinture murale de Dominique Larrivaz représentant un chien allongé et souriant, visible rue des Frigos, à Paris 13
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Curriculum Littæ : préparation du narrathon 2016

Si tu te souviens de l'article précédent, tu sais que je ne vais pas tarder à me taper trente jours d'écriture intensive, en totale contradiction avec ce que je pratique usuellement. Bien sûr, si tu ne l'as pas (encore) lu, tu y vas illico et tu reviens prompto, on ne va pas non plus t'attendre bien longtemps, sais-tu ?

J'ignore s'il était fort attendu (ce qui reste préférable à Fort Alamo) mais le voici : un article préparatoire à la préparation du compte rendu absolutely live de ces trente journées avec, pour chaque journée, le nombre de mots écrits, un résumé de ce que ces mots racontent, voire un court extrait d'une ou deux phrases éventuellement accompagné, si les circonstances s'y prêtent, d'un petit débrief' de la journée.

Il te suffira donc de revenir ici tous les jours du mois de novembre, soit du 1er au 30, pour suivre cette passionnante web série littéraire à côté de laquelle la saison 112 de « Shame of Thrones » ressemblera à une conférence en canadois sur la poudre de perlimpinpin à travers les âges, depuis sa première extraction dans les mines de pinpin d'épices jusqu'à son florissant commerce comme isolant phonique dans la fabrication artisanale des cercueils en pinpin des Landes.

En toute logique — mais la logique et moi avons divorcé à l'amiable à la fin du crétacé — en toute logique, donc, et peu après la fin des hostilités — le temps d'en re-panser quelques coups-plaies — tu devrais avoir un livre à télécharger (et à lire).

Mais nous n'en sommes pas encore là. Le jour 1 n'est que dans sept jours.

D'ici là, je me prépare pour le Narrathon 2016, ce marathon de la narration. Les 24h du mot !

Marathon, parce que j'ai finalement décidé de ne pas me conformer aux règles initiales, pourtant peu contraignantes. Peut-être justement parce que lesdites règles n'étaient pas assez contraignantes ? Tant qu'à s'infliger volontairement une épreuve, autant qu'elle soit la plus rude possible : seule façon d'en tirer ensuite quelques enseignements. D'un coup, je comprends mieux les sportifs de l'extrême (mais sans toutefois les envier).

Sans aller jusqu'à me mettre en danger physiquement — ce n'est quand même que de l'écriture — et puisque j'ai décidé seul de plonger sans parachute dans le stakhanovisme de la rédaction quantitative, je vais tenter un quasi non-stop (hormis la satisfaction récurrente d'une physiologie animale incontournable : manger, pisser, dormir).
Faut ben challenger eu'l bestiau !, comme disent les diplômés de l'ÉNA (École des Nocivités Administratives) aux recalés de l'ENA (Estaminet Narratif Agricole).

Mais, comme pour les sports de l'extrême, un minimum de préparation est à effectuer. Non pas sur l'écriture elle-même dont les tours, les détours et contours se révéleront alors dans leurs atours tour à tour magnifiquement maléfiques ou mirifiquement magnétiques. La préparation vise surtout l'environnement de travail. Environnement essentiellement numérique. Si tu me lis depuis longtemps, je n'ai pas besoin de t'expliquer pourquoi.

Le but de cette préparation est donc de me configurer un bout d'ordinateur avec tout ce qu'il faut pour écrire au grand large mais surtout avec seulement ce qu'il faut. Pour éviter toute envie de procrastiner par dessus bord. L'œil toujours en éveil sur l'horizon de la page blanche. Les doigts fermes mais agiles sur le gouvernail du clavier.

Voilà qui va bien m'occuper d'ici au 1er novembre.

Ce qui suit est donc plutôt technique (il y a des choses que je n'ai d'ailleurs pas encore bien comprises) et tu peux sans dommage zapper ce passage, arrêter là ta lecture et t'en retourner illuminer la ville de tes longues enjambées souriantes.


Environnement numérique pour le Narrathon 2016

  • un PC portable et robuste, genre mon vieux (mais inusable) T400 d'occasion de bientôt huit ans d'âge ;
  • du café ;
  • un système Debian pour éviter tout plantage intempestif ;
  • du café ;
  • une sauvegarde régulière à la fois en ligne et sur disque dur externe ;
  • du café ;
  • un choix minimal de logiciels front-end pour éviter la distraction (pas de jeux, pas de vidéos) : un simple éditeur de texte, un terminal, un navigateur de fichier ;
  • du café ;
  • un navigateur internet discret, uniquement pour la musique (indispensable) et les outils en ligne (correcteurs, dictionnaires) ;
  • du café ;
  • des milliards de molécules de vitamines alphabétiques ;
  • si possible, quelques précieux litres d'extrait d'essence de concentré de café ;
  • j'ai rien oublié ?
  • ha, si : last but not least, des idées !

Et maintenant, au boulot ! Mais d'abord manger. Et avant ça, pisser. Et puis surtout dormzzzzzzzzz


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