Peinture murale de Dominique Larrivaz représentant un chien allongé et souriant, visible rue des Frigos, à Paris 13
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Narrathon novembre 2016 : fin anticipée

L'aventure s'arrête ici. La faute à une avarie circonstancielle aussi désagréable que redondante. Je ne détaille pas. Redondante veut dire « à nouveau » donc tu fouilles le blog, j'en ai déjà parlé. Je ne vais pas, moi aussi, me répéter.


On peut rester sur l'image du marathon et dire que je me sens comme un coureur sonné, immobilisé sur le pavé. Un coureur qui aurait présumé de ses forces et qui s'écroulerait à quelques encâblures de la ligne d'arrivée, vomissant des lambeaux de viscères rougeoyants sur lesquels glisseront certains de ses poursuivants distraits tandis que d'autres y piocheront de quoi s'alimenter et rallier la ligne d'arrivée sous les ovations et les flashes.

Je suis déçu, forcément. Un peu honteux d'abandonner sur un coup de dé. Perplexe aussi sur le fait de laisser en route ce qui a déjà été écrit. Ça resservira probablement. Au vu du nombre de poursuivants qui se disputent déjà l'espace libre, mes lambeaux de tripes ne devraient pas s'éterniser comme une dépouille d'auto-stoppeur sur la route qui mène de l'ambition à la sagesse.

Il faut absolument rester philosophe et se dire que sur ce coup-là mon ami le hasard m'a joué un bien nmauvais tour. Ce n'est pas la première fois. Sûrement pas la dernière. En général, je m'aperçois bien plus tard que ce n'était que le signe d'un heureux changement de cap. Wait and see. En attendant, il faut encaisser. Sachant qu'un jour il faudra bien que ce mauvais tour ne soit qu'un vrai mauvais tour.

Il y a quand même des choses intéressantes à retenir.

  • l'écriture intensive obligatoire n'est décidément pas mon format ;
  • ou alors se lancer sur un format plus court : genre, une semaine ;
  • et zapper tout ce qui concerne la correction et l'édition ;
  • et reprendre du café ;
  • beaucoup de café.

Je laisse refroidir les tripes avant peut-être de les assaisonner et de te les servir en garniture ou en plat principal. Bon appétit !


4 commentaires

  1. #1

    Par le à

    Ou bien changer les règles du marathon et prévoir une pause ?!

  2. #2

    Par le à

    Changer les règles, c'est sûr. Les règles sont d'ailleurs faites pour ça. Finalement, c'est comme les lois, les règlements et toute sorte de coercition : c'est cool à imaginer, à fabriquer, à argumenter mais ça reste toujours fondamentalement inapplicable. :)

  3. #3

    Par le à

    Et pourtant, curieusement, on arrive pas à s'en passer ! :-)

  4. #4

    Par le à

    Ça doit être une sous-règle implicite d'un vieil accord tacite... ;)

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