Peinture murale de Dominique Larrivaz représentant un chien allongé et souriant, visible rue des Frigos, à Paris 13
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L'île aux treize ors

J'ai parfois l'impression d'être une île...

Dans un grand océan dont j'ignore le nom.
Ce que la marée m'apporte de promesses est emporté par le ressac.
Abrasif, il arrache un gros lambeau de plage... et sous le fin sable chaud, les froids galets guaneux célèbrent une victoire.


C'est la plus ancienne image que conserve ma mémoire.
Mais je ne sais pas s'il s'agit d"un souvenir véritable ou d'une construction.

Oui, bien sûr, il y a un peu des deux... mais c'est de ne pas savoir la part de l'une ou de l'autre qui me chagrine.
Note aux puristes de l'orthographe : oui ce "l'une et l'autre" aurait dû s'écrire "l'un et l'autre" puisqu'il s'agit respectivement d'UN souvenir et d'UNE construction... mais d'une, je vous emmerde et d'un, chez moi, parfois, le féminin l'emporte...

Image donc...

Une plage, deux cabanons qui semblent être de bois, des enfants étendus, inertes, à côté de moi qui hurle... et ce loup noir à demi caché par un des cabanons... bon, pas tout à fait un loup... une silhouette de carton-pâte qui ressemble à l'idée qu'on se faisait du loup avant de s'apercevoir qu'on venait de massacrer l'une des bêtes les plus magnifiques de cette planète... la construction doit vraisemblablement être là...

Je suis face à la mer, les enfants sont étendus sur ma gauche et le loup est derrière moi... je me tiens la tête et je pousse un cri... j'ai peur, je veux avancer mais j'en suis empêché... je n'ai pas de jambes !
Curieusement, toute la scène est immobile - même le loup - sauf ma tête qui va violemment de droite à gauche et embrasse le paysage à 360°...

Cette image je la promène depuis tellement longtemps... mais je ne sais pas quoi en faire, je ne sais pas d'où elle vient, je ne sais pas ce qu'elle siginifie, je ne sais pas pourquoi elle est aussi immuable depuis tout ce temps...
Je peux même dire que c'est mon seul "souvenir" de petite enfance...

Je ne vais pas me lancer dans des hypothèses foireusement psychanalytiques, ce n'est pas mon domaine... j'ai par contre acquis des doutes sérieux sur certaines facettes de ce début de vie (qui semble-t'il, a quelque peu merdoyé) et dont je ne vous ferais pas immédiatement part... en tout cas pas dans ce billet !
Non pas que je tiens à ménager un suspense... j'aimerais juste tenter de conserver le plus longtemps possible mon intégrité mentale (ha, ha !) dans cette chasse aux fantômes dont je vous disais récemment qu'elle allait redémarrer...

Le terrain étant miné, je vais procéder par bribes, en désordre, comme ça vient (ou revient)... ce qui vous semblera parfois incohérent mais je m'en fous, là, je bosse pour moi !

Ha ! et pour le titre de ce billet, n'y cherchez rien de caché... c'est juste que je ne sais pas résister à un joli jeu de mots !

Voilà, c'est tout pour cette fois !


Faudra que je pense à une catégorie spéciale pour rassembler toutes ces scories qui normalement ne devraient pas vous intéresser... vous en avez peut-être aussi des personnelles bien encombrantes...

On verra ça plus tard...


28 commentaires

  1. #1

    Par le à

    C'est d'un ce cas de figure que le profil de commentateur "absent" convient le mieux !

    C'est le genre d'histoire qui me ******** (là, il faut chercher le mot qui convient : turlupine, tracasse... m'intrigue). Va-t'en savoir pourquoi la mélancolie des gens et les scories qu'ils trimballent me fascinnent autant... la nécessité insensée de comprendre... et parfois l'envie de faire du ménage ! C'est bête, hein ?!

  2. #2

    Et pourquoi cela ne nous intéresserait pas?
    J'aime bien lire les scories des autres, d'autant plus quand elles sont présentées avec autant de pudeur (et de talent d'écriture, il faut bien le dire).
    Quand en plus elles permettent un échange (que ce soit de soi à soi ou avec les autres), elles quittent le domaine privé pour atteindre l'universel. C'est en tous cas - et en toute modestie - dans cet esprit que je tente de rédiger mes propres textes.

    Et des textes comme le tiens, je dois bien l'avouer, m'inspirent, car c'est justement cette pudeur qui permet au lecteur de s'y reconnaitre aussi un peu...

    Bon vent camarade!

  3. #3

    Par le à

    De toute façon, oui, nous trimballons tous des scories plus ou moins sales, plus ou moins encombrantes... J'en ai sous le coude !

    ("C'est dans ce cas de figure"... pourquoi est-ce que j'ai écrit "d'un" ? La vie est effectivement pleine de mystères ^^)

  4. #4

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    (j'ai cru remarquer un connard de danois sur la plage...)

  5. #5

    Par le à

    Bon plus sérieusement, moi, je ne suis pas chaud pour raconter les scories, qui plus est sur le net.
    (je tiens à dire que je ne connaissais pas ce mot, "scories" avant de post).

    Non pas que ça ne m'intéresse pas (et encore, ça dépend comment s'est écrit) mais surtout parce que ça relève d'une intimité profonde qui n'est pas compatible avec le net et des étrangers mâles intentionnés comme moi ou ce connard de Sven (j'essaye de faire remonter "connard de Sven dans gougueule aussi, pardon au passage pour ma pub déguisée).

    Bon sinon ma poule, soignes-toi bien, et fait tourner !! :)
    (je reviendrai quand j'aurai un peu moins de conneries à dire et réussi à trouver une analyse pertinente de ton rêve/cauchemars -tu le place dans quelle catégorie -)

  6. #6

    Par le à

    Ni rêve, ni cauchemar... juste une image, j'ai employé ce mot à dessein.
    Comme un tatouage mais en interne (peut-être pour ça que je n'ai jamais été tenté par des tatouages visibles sur la peau...).

    Pour ce qui est de l'étalage sur le net, c'est un risque, c'est évident... pas forcément dans la violation de l'intimité, d'ailleurs...

    À un moment, des choses doivent être dites, écrites, gravées, dessinées, peu importe... mais elles nécessitent un vecteur... le net est un vecteur plus accessible (avis personnel) que le livre, la BD ou l'orchestre symphonique ! :)

    Après, alea jacta est, comme ne disaient pas ces "connards de danois" ! :)

  7. #7

    Par le à

    Je ne vois pas ça non plus comme un étalage... ou bien alors cela dépend de la façon dont c'est effectué : Si je raconte ma vie à Mlle Catherine sur son blog c'est probablement de l'étalage (pour l'instant je me contente d'anecdotes ^^), sous la forme de l'écriture, le dessin, la musique, etc... ce n'est absolument pas la même chose : nous devenons lecteur ou spectateur d'une manifestation artistique !

    Il suffit de voir l'émotion que provoque ce témoignage pour comprendre la différence. Personnellement je suis touchée !

  8. #8

    Par le à

    Je dois avouer que c'est la troisième fois que je relis ce billet.

    La première fois, cette nuit, je me suis dit " mais qu'est ce qu'il raconte ?? Ou veux t'il en venir " (mékéskidi, sur un autre blog ... )
    Et puis je l'ai relu, ce matin et là, tout à l'heure. Je ne trouve pas que cela fasse étalage, d'autant que rien dans ce texte, pour le lecteur lambda, ne permet d'identifier l'auteur.

    Et puis une scorie, c'est un déchet, et les déchets, il faut les évacuer. Alors Eric évacue en écrivant, plutôt bien d'ailleurs.

    Je le prend comme une pensée exprimée à voix haute, si je puis dire, empreinte d'une grande nostalgie, et aussi d'un grand regret, quand Eric dit que c'est la seule image qu'il lui reste de son enfance. J'espère qu'il t'en reste d'autres, des images, et d'un registre moins austère. On a le même âge, et il me semble qu'il me reste énormément d'images et de souvenirs de ma petite enfance ... Mais peut être n'avons nous pas vécu les mêmes choses.

    L'image du loup m'interpelle à plusieurs titres. Je suis assez d'accord avec toi, d'ailleurs, quand tu dis que le loup est l'une des bêtes les plus magnifiques de la planète, même si pour moi, l'animal terrestre parfait est la panthère, noire, de préférence ( souvenirs de lectures d'enfance, d'une collection appelée " Signes de Pistes " )
    Il me semble que le loup, ou son image, représente une des peurs ancestrales de l'homme, je me demande comment il peut être associé à tes propres chimères ?

  9. #9

    Par le à

    En fait, je crois que c'est la seule question : que représente ce "loup" ?
    Je ne peux même pas lui attribuer un rôle ou positif ou négatif en m'en tenant à cette seule image.
    Ce qui est intrigant, c'est la façon dont il est resté gravé. J'en ferais sûrement un billet plus tard car c'est amusant (non, tout n'est pas noir ou inquiétant dans cette image).

  10. #11

    Par le à

    C'est une possibilité, effectivement...

    Je ne l'avais pas envisagée (étant déjà "présent" dans cette image).
    Ça va donc m'amener à des réflexions supplémentaires et bizarroïdes... par rapport à ce que j'avais déjà cru discerner.

    Mais bon, pourquoi pas ? :)

  11. #12

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    Et si c'était Maïa ?

    Déguisée en chépukoi pour des soirées chépukoi-latex.

    Hin hin... ça en amène encore des possibilités hein ?

  12. #13

    Par le à

    Déjà que certains la font naître en 1918 !!

    Si tu insinues qu'elle est venue jouer les "fées" (clochette ou carabosse ?) dans ma lointaine prime enfance, tu vas la faire déprimer grave ! :)

    Mais l'hypothèse est intéressante...

  13. #14

    Par le à

    ça y est... j'ai compris, le loup c'est ton père !

  14. #15

    Par le à

    Tsss, tsss, Anaïs... trop facile... :)

    J'ai précisé :
    «Je ne vais pas me lancer dans des hypothèses foireusement psychanalytiques...»

    C'est valable pour tout le monde ! ;)

  15. #16

    Par le à

    Justement... c'est trop facile, trop évident... alors on va chercher midi à 14 heures !

    Je suis une apprentie sorcière des hypothèses foireusement psychanalitiques... tu commence à me connaître ^_^

    PS : N'empêche tu es très sensible sur le sujet parental !

  16. #17

    Par le à

    Question : As-tu déjà écrit un billet sur la notion d'attachement (un autre point sensible il me semble). Si ce n'est pas le cas, j'aimerais bien que tu traites le sujet...

  17. #18

    Par le à

    J'ai un truc en cours qui se rapproche de "l'attachement"...

    Pendant longtemps, les gens se sont contentés de savoir que la Terre était plate... c'était à la fois facile et évident ! ;)

    Curieux plus que sensible du "sujet parental" parce que je crois vraiment que c'est une des grandes erreurs de notre société que d'avoir à ce point "attachés" les enfants à leurs géniteurs...

    Mais c'est vrai qu'il faudrait que je m'en explique plus longuement... je te ferais ça un jour ! ;)

  18. #19

    Par le à

    Oui, je sais... les choses sont en réalité toujours beaucoup plus complexes... et le sachant on a souvent tendance à compliquer... aussi !

    Pascal Bruckner (encore lui) dans l'introduction de son essai "le paradoxe amoureux" parle de son expérience des crèches sauvages des années 70 fondées sur la gratuité, l'épanouissement des enfants, la participation des parents... une sorte de communauté où différents parents s'occupaient de tous les enfants... Visiblement ça n'a pas marché ?!

    Il n'y a rien de plus insupportable que les enfants de autres ^^ Tu n'as jamais entendu ça ?

    Tu nous raconteras ta vision des choses... Mais bon déjà aujourd'hui quand des parents sont jugés irresponsables envers leurs enfants, et dans l'incapacité de les élever on leur retire la garde et les enfants sont ensuite confiés à des assistantes... Un internaute disait il n'y a pas longtemps que les enfants sont ce que les parents en font. Eh bien je en suis pas tout à fait d'accord, il manque des variables là-dedans. Enfin, on verra, nous aurons peut-être l'occasion d'en discuter !

    PS : Je peux me permettre une question personnelle ? Est-ce que tu as des enfants ?

  19. #20

    Par le à

    Non, pas d'enfants, je ne supporte pas le goût... :)
    En fait, j'aime bien être cohérent (si possible) avec mes idées (aussi bizarres soient-elles).

    Ça ne m'empêche pas d'apprécier les enfants des autres. Au contraire, même : pas de risques de "comparaison" donc de "hiérarchisation" basées sur de l'affectif...

    L'exemple des "crèches sauvages" est biaisé.
    D'une part l'auteur est un idéologue bourgeois et réactionnaire convaincu et sa vision du "collectivisme" est forcément négative puisque c'est son but de torpiller tout ce qui va à l'encontre des "valeurs ancestrales".
    Ça ne veut pas dire qu'il a complètement tort dans la description des faits (il a même en partie raison) : ces crèches sauvages ont été bâties par la seule idéologie et donc vouées à l'échec sur le long terme.

    Pour ce qui est de la responsabilité ou irresponsabilité des parents, oui, c'est là que se niche ma réflexion sur ce que j'appelle "l'élevage collectif" (élevage par provocation, collectif par nécessité).

  20. #21

    Par le à

    Les crèches sauvages apparamment il y croyait, à l'époque il y emmenait son propore fils tous les jours !

    Bon, si je t'ai posé la question indiscrète de si tu as des enfants c'est parce que c'est important dans le raisonnement et dans le ressenti. Etre enfant et être parent ce n'est absolument pas la même chose. Le piège dans lequel tout le monde tombe c'est de croire que d'avoir été un enfant ça te permet de devenir un "bon" parent ; grâce à ton expérience d'enfant tu sais comment te comporter en tant que parent... que tu crois. Que nenni !

    On projette sur nos enfants nos propos désirs et besoins vécus ou manqués dans notre enfance. Or chaque individu est un monde à part; dans une même fratérie l'éducation donné à l'un ne conviendra pas forcément à l'autre. Pour bien faire il faudrait adpater l'éducation à la personnalité de l'enfant... se pose alors la question de l'injustice. Tu ne puniras pas l'enfant qui es sage, va donc faire comprendre ça au gamin rebelle et trublion ? Bref, selon moi, même avec les meilleures volontés du monde, l'éducation donnée aux enfants sera toujours bancale, imparfaite et insuffisante. Rajoute à cela que nous sommes tous des individus égoïstes, que le monde est plein de salauds (puisqu'on en parle sur sexactu ^^)...

    Alors devrions nous faire comme dans "Le Meilleur des Mondes" et créer des maternités qui fabriquent des enfants dans des couveuses et par conséquent qui ne connaîtront jamais leurs parents biologiques, élevés dans des centres d'état (par exemple)...

    J'ai eu un père limite sex addict et une mère dépressive et alcoolique, comme éducation j'aurais pu avoir mieux que celle reçue de ces deux parents perpétuellement absents ! Heureusement que j'avais du bon sens pour 4 (avec ma soeur).

    Et puis quand j'observe deux amis à moi qui, ne pouvant pas avoir d'enfants, en ont adopté deux, je me dis bof... ils laissent tout faire à leurs gosses, ce sont deux petits tyrans !

    Aucune méthode éducative ne fera des miracles, la société est à l'image de l'individu : imparfaite... et le sera toujours quelle que soit son évolution !

    J'ai hate que tu développes ton élevage collectif, que je comprenne à quoi ça ressemble !

  21. #22

    Par le à

    Enfin, tout ça est jeté à la va vite, sans une vraie réflexion... et en plus c'est bourré de fautes... Suspiro !

  22. #23

    Par le à

    Bon... avec une bonne nuit de sommeil est-ce que je vais arriver à m'expliquer ? Qu'avais-je en tête exactement ?

    Notre expérience d'enfant ne nous prépare pas réellement, malgré ce que l'on croit, à notre rôle de parent. Pourquoi ? Parce que chaque individu est unique et que les besoins et désirs des ainés ne correspondent pas obligatoirement aux besoins et désirs de leur descendance, d'une part, parce que nous sommes profondément egoïstes et qu'élever un enfant demande un grand don de soi, d'autre part... et... que le lien biologique ne garantit rien : ni l'affection, ni le sens des responsabilités !

    Ta remarque : "une des grandes erreurs de notre société que d'avoir à ce point "attachés" les enfants à leurs géniteurs..." me laisse perplexe !

    Le société s'est construite ainsi : tu fais un enfant tu t'en occupes ! Est-ce qu'elle ne s'inspire pas un peu de la nature ? Dans le monde mammifère la plus part des femelles allaitent et protègent leurs petits. Bien entendu, les être humains, intelligents comme ils sont, pouvent trouver d'autres voies pour éduquer leurs enfants où les liens biologiques et affectifs (qui ne sont pas ne garantie de responsabilité, on l'a vu!) n'entrent pas en ligne de compte (?!)

    Pour l'instant c'est ainsi, mettre un enfant au monde c'est prendre une responsabilité, et si on ne s'en sent pas capable, il vaut mieux l'éviter.

    Alors quelle solution proposes-tu ?

    PS : Toi qui parles de "comparaison" donc de "hiérarchisation" basées sur de l'affectif... Ma soeur et moi on est un peu comme Laurel et Hardy ! La nature nous a joué un tour pendable en nous faisant très différentes au sein d'une même famille : Dans l'esprit de tout le monde j'ai "tout" eu (physiquement et psychologiquement) et elle rien. Ce qui a mes yeux n'est pas vrai... mais incontestablement ça nous a pourri la vie à toutes les deux. Cela a été sans doute plus dur pour elle que pour moi... En ce qui me concerne, il a juste fallu que je me fasse à l'idée que jamais je ne recevrais de compliments, d'encouragements, de félicitations ou quoi que ce soit d'autre. J'imagine que tu comprends pourquoi !

    Bon, sur ce j'arrête cet étalage de ma vie privée ^^ C'est juste pour dire que la vie de famille c'est une vraie merde ^^ Mais curieusement.... je me sens très, très liée à la mienne !

  23. #24

    Par le à

    J'aurais du ajouter aussi dans le 2ème paragraphe ques les époques changent...

    Bref, quelqu'un me disait récemment que pendant longtemps, les gens se sont contentés de savoir que la Terre était plate... c'était à la fois facile et évident ! Bin non... ^_^

  24. #25

    Par le à

    Promis, je te ferais un article sur ce sujet. :)

    Brièvement :
    - la nature et les mammifères offrent justement de multiples solutions ;
    - d'accord sur l'évitement mais le problème (actuel) est de trouver un juge impartial qui décrètera de l'irresponsabilité... c'est le coeur du problème d'ailleurs qui m'a fait m'interroger sur ce sujet.

  25. #26

    Par le à

    Je suis proche d'une assistante maternelle qui garde régulièrement pendant des mois, parfois des années, des enfants dont les parents sont reconnus inaptes à les élever. Ce qu'elle me raconte c'est qu'elle a beau s'en occuper avec amour et tendresse, les enfants souffrent énormément de la séparation d'avec leurs génituers ! Est-on déjà "conditionné" par la société à cet âge : "je DOIS aimer mes parents biologiques" ?!

    Les rapports humains sont incontestablement très complexes !

  26. #27

    "Je DOIS aimer mes parents biologiques" est une "obligation" que la grande majorité des individus se trimballe bien au delà de l'enfance.

    Sans vouloir entrer dans les détails de ma vie, j'ai fait un immense bond en avant quand j'ai accepté de fait que l'on ne doit pas TOUT pardonner à ses parents sous prétexte qu'ils sont nos parents. Cela ne nous empêche pas de garder pour eux de l'affection, car personne n'est aussi mauvais que le pire de ses actes, mais ça permet de les voir en tant qu'êtres humains avant tout.
    Et l'humain est faillible...

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