Peinture murale de Dominique Larrivaz représentant un chien allongé et souriant, visible rue des Frigos, à Paris 13
, - 644 mots - 9 commentaires

belleclose, qui ce matin était éclose...

Petit billet pour vous inciter à jeter une oreille attentive sur ces quatre titres de l'EP Stories Untold de belleclose (sans majuscule, elle y tient beaucoup).


Histoire de clarifier ce qui va suivre, quelques précisions.

Je ne suis ni de près ni de loin impliqué dans la réalisation de cet E.P même si la principale auteure-compositrice-interprète est une cyber-connaissance que j'apprécie et qui me fait l'amitié de suivre ce blog.
Ensuite, je vais différer un peu des chroniques musicales habituelles et commencer par les reproches (les détails interviendront dans le cours du billet, si j'en ai l'occasion... j'écris à la volée après une troisième écoute, une quatrième en cours...) :
- 4 titres, c'est peu ;
- le séquençage : j'aurais préféré l'ordre 1.2.4.3 (je reviendrais sur ce sublime 3) ;
- il manque un titre "enlevé" pour dynamiser un peu plus l'ensemble ;
- tsss... c'est tout en anglais...

Les reproches, c'est fait... voyons les qualités...


Pochette du CD de belleclose
belleclose - Stories Untold - 2010

  1. Song For Jay
  2. Questionmarks
  3. Indeep (en duo avec Gaëtan Streel)
  4. Businessman
  • autoproduction réalisée par Gaëtan Streel
  • édition limitée sur vinyle 10"
  • téléchargement mp3 sur La Médiathèque (4€16 au total)

belleclose (sans majuscule, elle y tient beaucoup) est une entité musicale aux contours variables, axée autour de sa principale auteure-compositrice-interprète et guitariste, Catherine Thieron.
Je vais tenter d'éviter le piège des comparaisons : d'une part, je ne suis plus l'actualité musicale avec autant d'acuité qu'il y a quelques années, d'autre part, les références auxquelles me ramènent l'écoute de cet E.P, datent des années 80/90 (oui, du siècle dernier !) et ne diront sans doute rien ou pas grand chose au jeune lectorat.

Le ton général de ce mini album est celui d'un song-writing mélancolique et discret, ambiance voix plus guitare acoustique.

Questionmarks et Businessman (oui, je les chronique dans mon ordre à moi, je fais ce que je veux) sont un peu en dessous. En eux-mêmes ce sont deux bons titres. Questionmarks bénéficie même d'un accompagnement d'accordéon tout à fait adéquat dans ce type de morceau introspectif... mais comparés aux deux joyaux que sont Song for Jay et Indeep, il leur manque un "petit plus"... c'est sans doute pour ça que j'aurais aimé un titre plus rythmique pour consolider l'ensemble... mais les joies (et les coûts...) de l'autoproduction ne permettent pas souvent de se faire accompagner d'un orchestre électrique ou symphonique !

Song for Jay, est tout simplement beau. Guitare bien placée, tempo régulier, voix claire, chaude et parfois légèrement cassée, l'ensemble est très réussi et donne une impression de plénitude et de naturel... Pour quand même tomber dans le piège de la comparaison ce titre ne déparerait pas dans une play-list aux côtés de gens comme Suzanne Vega ou P.J. Harvey...

Indeep... Ha ! Indeep... Mais pourquoi ne dure-t'il pas dix minutes ce morceau ?
Deux voix bien distinctes pour un duo tout en harmonie. Au début, chaque voix a son couplet solitaire et une vague idée de dissonnance me questionmark... puis — magie de la musique — leur réunion sur les couplets suivants devient une évidence ! Quelle puissance ! Quel envol !
Immédiatement, j'ai glissé vers cet autre somptueuse réunion de talents : La Terre Commune par Elliott Murphy et Iain Matthews.
Aussi, je me permets de râler un peu et de poser LA question : pourquoi ne dure-t'il pas dix minutes ce morceau ? Pourquoi ?
La fin du morceau, notamment, je l'aurais bien vue (surtout entendue) enluminée d'un crescendo rythmique confinant à la transe, sur laquelle percussions, choeurs et guitares aiguisées auraient achevé de magnifier l'oeuvre... un peu le même regret que sur le Matilda de leur compatriote Arno (albun Water de 1994) sur lequel, le crescendo, bien que présent, se termine trop abruptement.

OK, j'en demande beaucoup mais cette première production est si prometteuse ! C'est avec impatience qu'on attend de voir arriver la suite et d'en profiter en "live" !

Si vous passez par la Belgique, vous aurez sûrement l'occasion de croiser belleclose (sans majuscule, elle y tient beaucoup) en concert... n'hésitez pas !

Ronsard avait (presque) raison :

« Mignonne, allons voir si belleclose qui ce soir est en concert dans sa robe de pourpre, nous ensoleille... »

Liens :

- belleclose, sa page myspace
- belleclose, sa page facebook (et non, personne n'est parfait...)
- le blog perso de Mademoiselle Catherine
- quelques vidéos sur youTube
- le mot de la fin à Music in Belgium :

« ... et Belleclose, alias Catherine Thieron, n’a guère de problème semblable : sa musique est beaucoup plus personnelle et elle affiche déjà beaucoup d’assurance. Elle ne mérite que des éloges. »

9 commentaires

  1. #2

    Par le à

    Salut,

    Y'a moyen de commander le vinyl ?

  2. #3

    Par le à

    Salut emilpoe,

    Tu peux essayer là :

    http://barricade.alwaysdata.net/entretemps/public/store

    en tapant belleclose dans le champ recherche.

    Sinon, Catherine te fournira un meilleur moyen dès qu'elle repassera par ici... :)

  3. #4

    Par le à

    Tu m'connais, si j'en suis encore (déjà ?) au vinyl c'est que j'en suis toujours au chéquier... Toujours pas de CB chez moi, alors les "commandes clic-clic"....
    'vais attendre Mam'zelle Catherine :)

  4. #5

    Par le à

    ha oui, j'avais oublié ce "détail"... ;)

    Bon, ben attendons la demoiselle (je l'ai prévenue par mail)...

  5. #6

    Hé hé, me voilà :)

    Il y a toujours moyen de s'arranger pour l'envoi du disque (un virement bancaire, et le tour est joué...) - c'est simple comme un mail (ce dernier ne devrait pas être bien difficile à trouver ;))

  6. #7

    Par le à

    Je ne suis pas mélomane et j'avoue... je ne me suis jamais trop intéressée à la musique (ni dépensé d'argent pour elle) me contentant d'écouter ce que toutes sortes de radios proposent (je ne suis fidèle à aucune et je me promène d'une onde à une autre !). En ce qui concerne la production d'une oeuvre artistique quelqu'elle soit, je suis généralement capable de dire si j'aime ou pas... rarement pourquoi !

    Par conséquent, je remercie éric pour cet billet qui met les mots là où il faut pour expliquer pourquoi j'aime belleclose (ça tombe bien son "pourquoi" correspond au mien !). Il faut dire qu'en musique je suis surtout sensible aux voix et aux mélodies (bien plus qu'aux sons et aux textes) et qu'avec cet ambum je suis servie : " Guitare bien placée, tempo régulier, voix claire, chaude et parfois légèrement cassée, l'ensemble est très réussi et donne une impression de plénitude et de naturel..." C'est tout à fait ça !

    Bisous l'artiste !

  7. #8

    Par le à

    On dit album... bien sûr !

    Je rajoute que la musique m'accompagne partout : avec du rythme si j'ai envie de danser -ou faire du ménage !) plus douce quand j'ai envie de calme... les vieux tubes que je chantonne dans mes moments d'ivresse nostalgique ^^... mais je n'ai jamais été très exigeante, je ne me suis jamais trop occupée de savoir qui chantait quoi !

    Bref, culture musicale zéro !!! (voilà, comme ça c'est clair)

  8. #9

    Par le à

    Je suis tout à fait d'accord avec toi (enfin sauf pour le séquençage et le tout en anglais)!!


    J'aurais du copier ma chronique sur la tienne !

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