Peinture murale de Dominique Larrivaz représentant un chien allongé et souriant, visible rue des Frigos, à Paris 13
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La lutte finale

Ou l'art de dépecer jusqu'à l'os le cadavre encore chaud du socialisme français.

(revu et corrigé le 25/03/2015)


Le temps des leaders charismatiques est bien fini au Parti Socialiste. Non pas que la nouvelle en soi est d'une grande tristesse : c'est une fin attendue depuis la mort de Mitterand. Mais cette ténacité qu'ont tous ces petits bourgeois locaux à en finir avec l'idée d'un grand parti de gauche pour ne plus enfin avoir que leur hideux nombril comme programme électoral est d'une rare sauvagerie !

Les scabreux épisodes de ce week-end (décomptes foireux, accusations de tricherie, dépôts de plaintes !) ont achevé de séparer le PS d'une grande partie de leur électorat. Peut-être restera-t'il quelques militants pour y croire encore ? Il faut bien peupler les musées. Car même en admettant que la suite de l'aventure soit moins ridicule (ce qui m'étonnerait beaucoup…), l'acharnement auto-destructeur qu'ont montré Aubry, Delanoë, Hamon et Royal va finir par donner raison à la politique d'ouverture de Sarkozy. C'est dire l'ampleur des dégâts ! Ajoutons-y les silences éloquents de Fabius, Hollande et Strauss-Kahn. Du haut de leur tour d'ivoire, ces messieurs n'ont pas cru bon redescendre et taper du poing sur la table. Si le but était de se faire discret en attendant 2012, c'est raté : quiconque se présentera à une élection sous l'étiquette PS semble assuré de se prendre une gamelle mémorable et méritée !

Certains penseront que cela peut faire l'affaire des futurs partis anticapitalistes issus de l'extrême-gauche. 0ui, peut-être que leurs scores s'en verront décuplés. Mais encore trop auréolés de leur trotskysme d'antan, ces partis ne pourront représenter une alternative crédible avant deux ou trois générations. Ce que les dirigeants du PS ont provoqué cette semaine c'est tout simplement la durabilité du pouvoir en place. Bravo et merci !

Ceux qui aiment les états policiers et xénophobes, les mesures fiscales pour riches, les privilèges des puissants, le contrôle de la presse et le retour à l'étymologie du mot travail sont en train de boire du Champagne. Du Champagne de Reims, forcément.


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