Peinture murale de Dominique Larrivaz représentant un chien allongé et souriant, visible rue des Frigos, à Paris 13
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La « musique primale »

Ce billet fait suite à cette déjà vieille interrogation de Wakajawaka :

« La matière se prolonge bien dans les cycles de transformation ininterrompus -même la fission nucléaire n’est pas une destruction définitive de la matière mais juste un passage d’un état à un autre état. Mais l’esprit ? »

"Suite" est un bien grand mot malgré ses deux courtes syllabes...

Mieux vaut y voir une divagation, une élucubration, une réponse buissonnière...
Un chemin des échos liés !


Qui suis-je ? Où vais-je ? Quand va-t'il poster un nouvel article ce fainéant ? sont quelques-unes des questions que peut se poser tout être humain qui arrive au seuil de sa maison et s'aperçoit qu'il n'en a plus les clefs...
C'est une image : la maison où je vis a deux portes mais aucune n'a de clefs, ce qui m'évite de les perdre ! C'est aussi une métaphore sur la liberté de choix mais ce n'est pas le sujet du jour...

Debout sur le bord du chemin, il laisse les fourmis inspecter son bas de pantalon et tout en espérant pisser loin de ses chaussures, il contemple l'épais manteau nuageux tissé de voluptueuses encres grises... et tente de se rappeler ce qu'il a bu la veille de donner un sens à tout ce bordel...

Pour expliquer l'Univers, la plupart des scientifiques s'appuient sur la magnifique théorie du Big Bang dont je me suis éhonteusement servi pour schématiser l'évolution des sociétés humaines.
De leur côté, les mystiques ont recours à une pléthore de dieux, de demi-dieux, de déesses, de dieu unique, de démons et de monstres... tout un catalogue effarant et merveilleux qui fait le bonheur des musées et des bibliothèques.

Les poètes, bien sûr, ont la réponse.
Mais ces bâtards ne la donnent jamais clairement...

Ils la chipotent... la dissimulent... la maquillent... l'éparpillent !
D'un mot et sans crier « Gare de Vintimille ! », après avoir consciencieusement et préalablement massacré à coups de faucille les chevilles fragiles des fabricants de grilles, ils la distillent en cent mille escarbilles, puis, tranquilles, ils l'instillent sous les résilles grâciles des filles aux pupilles rondes et noires commes des myrtilles.
Dociles, des quadrilles de lucioles au goût vodka-vanille lui tracent une sille de torpille et des Alpilles aux Antilles, ce ne sont plus que brindilles qui se vrillent et grésillent comme autant de châteaux en Castille !

Gare au gorille !


Du coup, je me suis fabriqué une petite théorie personnelle qui imagine ce qui lierait l'esprit et la matière.
J'ai appelé ça la "musique primale".

Cette petite théorie suppose :
 - que tout amas de molécules (animal, végétal ou minéral) est en fait un émetteur-récepteur plus ou moins précis ;
 - qu'aussi précis soit cet émetteur-récepteur, il n'est réceptif qu'à certains fragments de la "musique primale" ;
 - que deux émetteurs-récepteurs peuvent recevoir le même fragment de "musique primale" mais n'émettront jamais un fragment strictement identique ;
 - que toute matière n'existe que par sa capacité à intercepter, à moduler puis à émettre des fragments de "musique primale" dans un échange perpétuel ;
 - que l'ensemble des émetteurs-récepteurs existants, ayant existé ou étant amenés à exister, ne suffiront jamais à recevoir ou à émettre l'intégralité de cette "musique primale".

Les fragments modèlent la matière qui module les fragments.

C'est le fait de recevoir de la musique qui fait qu'un amas de molécules, jusqu'alors particulièrement oisif, devient matière. Et c'est la capacité de cette matière à émettre de la musique qui la rend vivante.

La musique possède un spectre sensoriel beaucoup plus riche qu'on ne l'imagine et qui déborde très largement du seul cadre de l'audition.
L'audition, le son, les notes, les accords, ne sont finalement qu'un aspect très particulier de la musique, résultat du modelage très particulier d'un émetteur-récepteur très particulier : l'être humain.
En plus, ça m'arrange puisque je n'arrive pas à les jouer correctement !

Je pense qu'il faudra que je développe cette théorie un jour...
À défaut de pouvoir jouer à peu près potablement, je pourrais peut-être monter une secte d'adorateurs de la quinte-essence !


6 commentaires

  1. #1

    Par le à

    Le summum de la musique Primale c'est "Just a Gigolo" par Luis Primal repris par Primal Scream ?

  2. #2

    Par le à

    C'est le titre qui a servi de fond sonore pour la "prime à la casse" ? ^^

  3. #4

    Par le à

    ... And the Nobel Prize in WhatSoEver is awarded to...

    Ça aurait de la gueule ! :D

  4. #6

    Par le à

    Tu penses à un "Ministry of Silly Blogs" ? :D

    Hop, cadeau, fond d'écran :
    http://ayelie.deviantart.com/art/The-Ministry-of-Silly-Walks-113954200

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